Écouter, se faire comprendre ou encore adapter son message : que recouvre vraiment la compétence communication au travail ? Découvrons ensemble sa définition, des exemples concrets et l'éclairage des sciences cognitives pour mieux la mesurer et la développer.

« Il faut que je lui dise, mais je ne sais pas comment le formuler », « J'ai parlé dix minutes et personne n'a rien retenu ». Qui n'a pas déjà vécu l'une de ces situations au travail ?
La communication fait partie de ces compétences que nous pensons maîtriser... jusqu'au jour où un message passe mal. « Excellentes qualités de communication » : la formule revient d'ailleurs dans bien des fiches de poste. Mais que recouvre-t-elle vraiment ? Parler en public, rédiger, écouter, convaincre, et pas que ! C'est justement ce qui la rend si difficile à évaluer.
Mais que nous disent les sciences cognitives sur cette compétence que les fiches de poste réclament si souvent ?
La compétence communication, c'est la capacité à transmettre des informations, des idées et des messages de façon claire, à comprendre ceux des autres et à adapter sa manière de communiquer à son interlocuteur, au canal et à l'environnement professionnel.
Ce mot, nous l'employons pourtant un peu vite ! Pourquoi ? Parce que dans notre liste des soft skills, « communication » fait partie de ces termes courants qui désignent en réalité un résultat composite, produit par plusieurs capacités cognitives distinctes. Autrement dit, nous pouvons exceller en rédaction et perdre nos moyens devant un public, ou captiver une salle sans entendre les objections de nos collègues.
Non, la communication n'est pas un don ou une qualité personnelle figée. Oui, elle repose sur des comportements observables, que nous pouvons travailler et améliorer à tout âge !
Mais alors, dans le monde professionnel, quelles capacités se cachent derrière ce mot, quel que soit le métier ou le type de poste ? Tout l'intérêt de notre référentiel est justement de faire le tri : repérer les capacités vraiment mobilisées, et celles que nous pouvons entraîner. Pour la communication, cinq core skills sont en jeu, chacune associée à ses termes courants :
Ces cinq compétences se répartissent entre deux familles de notre référentiel, Innovation & Communication et Leadership & Collaboration. La preuve, s'il en fallait une, que la communication est bien un résultat composite !
Pourquoi une journée entière de visio nous épuise-t-elle autant ? Parce qu'en visio, l'information est dégradée : le visage, la voix, le regard, avec en prime des décalages temporels. Or notre cerveau ne photographie pas le monde qui l'entoure : il le reconstruit en permanence ! Face à des signaux sociaux dégradés, il fournit des efforts supplémentaires, d'où l'inconfort, la fatigue et le risque que notre attention décroche au beau milieu d'une réunion. C'est ce que notre directrice scientifique, Nawal Abboub, expliquait sur France Info (à relire dans notre article sur le manque de communication non verbale).
Alors, comment faire ? Quelques bonnes pratiques permettent de limiter cette fatigue : optimisons la durée de nos réunions, alternons les canaux (un appel, une visio, un message écrit) et ménageons-nous des pauses, même courtes. Le contact humain reste essentiel, mais nous pouvons le maintenir autrement, par exemple en coupant la caméra pour nous concentrer sur la voix. Car un sourire s'entend aussi : l'intonation, la mélodie de la voix, ce que les chercheurs appellent la prosodie, nous renseigne à elle seule sur les émotions de nos interlocuteurs ! Retrouvez tous ses conseils dans notre article sur un télétravail efficace.
À quoi ressemble une bonne communication sur le terrain ? Nos fiches compétences décrivent précisément les situations où chacune se joue, quel que soit le secteur d'activité :
Dans le domaine de la communication (chargé de communication ou de marketing, community manager, attaché de presse), l'expression prend un double sens. Il y a d'abord les compétences techniques propres à la fonction, ces hard skills qui s'apprennent en formation (voir notre article soft skills vs hard skills) :
Il y a ensuite les compétences comportementales, et c'est bien souvent là que tout se joue ! Comprendre rapidement le besoin d'un client, établir un lien de confiance, défendre une recommandation, encaisser une critique constructive : la curiosité, l'ouverture d'esprit et le raisonnement divergent, qui nourrit la créativité, entrent en jeu, mais aussi l'influence assertive et la capacité à garder son calme sous pression.
C'est d'ailleurs le constat de l'ISCOM, l'école des futurs communicants, du marketing aux médias : savoir convaincre ou créer ne suffit pas, il faut aussi savoir parler de soi et comprendre sa posture professionnelle. Après le Soft Skills Challenge lancé avec Rising Up en 2025, 92 % des participants se disent plus à l'aise pour parler de leurs compétences en entretien ou en candidature.
En entreprise, et dans toute l'organisation, nous communiquons en permanence : pour fixer des objectifs, répartir les rôles, rendre compte ou encore négocier. Et quand la communication se grippe ? Les malentendus s'accumulent, les projets ralentissent ou encore les relations se tendent, sans que nous en prenions toujours conscience. Et les performances collectives s'en ressentent !
C'est pourquoi la communication fait partie des compétences que notre test de recrutement évalue à partir d'une offre d'emploi, aux côtés de l'adaptabilité, de la rigueur ou encore du leadership.
À l'heure de l'hybride et de ces nouvelles formes du monde du travail, la barre est encore plus haute : quand une partie des échanges passe par écran, ces compétences deviennent indispensables. Nos cas clients l'illustrent : chez Adobe, le programme « Communicate From Everywhere », déployé en 2022 et 100 % en ligne sur la plateforme THE LAB, visait trois objectifs : des réflexes de communication plus clairs pour communiquer efficacement à distance, une posture managériale affirmée et une meilleure collaboration transverse entre les équipes.
Chez Carlex, dans un environnement industriel exigeant, l'enjeu était d'améliorer la communication entre les responsables d'équipes et leurs collaborateurs. Résultat : des échanges de meilleure qualité entre managers et équipes, et des tensions abordées avec plus de clarté.
Faut-il alors noter « la communication » d'un bloc ? Non ! Une auto-évaluation reste une déclaration : nous nous notons comme nous nous voyons. Chez Rising Up, nous mesurons plutôt, une à une, les core skills qui la composent.
Le Soft Skills Scan mesure le niveau de chacune sur une échelle de 0 à 100. Comment ? Par des mises en situation et des questionnaires contextualisés, calibrés par l'équipe scientifique du Dr Nawal Abboub, docteure en sciences cognitives, avec des chercheurs du CNRS, de l'ENS-PSL et de l'Université Paris Cité. Les réponses sont ensuite analysées par CoreSkills AI, notre IA propriétaire : autrement dit, il s'agit d'observer ce que la personne fait en situation, et non ce qu'elle dit d'elle-même.
Le rapport positionne chaque score par rapport aux exigences du poste, livre une analyse comportementale et propose des recommandations personnalisées pour le développement de chacun. De quoi disposer de données objectives et comparables d'un profil à l'autre, une véritable aide à la décision plutôt qu'une simple impression !
Et bonne nouvelle : les sciences cognitives nous l'apprennent, ces capacités se travaillent à tout âge ! Voici les leviers décrits dans nos fiches compétences, pour mieux progresser :
Pour aller plus loin, la formation soft skills de Rising Up propose des parcours en ligne de 3 à 8 semaines, dont un parcours « communication interpersonnelle et prise de décision ». Chaque parcours est ajusté au profil et au niveau de chacun par une IA adaptative, avec une mesure avant / après pour constater les progrès et améliorer chaque composante.
« Écoute » ou « bon communicant » posés sur une ligne de CV ne convainquent personne ! Derrière chaque compétence, il faut une trace concrète : un résultat, un exemple vécu, un chiffre. « Présentation mensuelle des résultats au comité de direction » ou « animation à distance d'une équipe projet de six personnes » mettent déjà bien plus en valeur une expérience réelle. Pensez aussi à votre profil sur les réseaux sociaux professionnels.
Et pour l'entretien, gardez en tête une courte histoire par compétence, racontée en une demi-minute selon la méthode STAR : le contexte, votre mission, ce que vous avez fait, et ce que cela a donné. Et un score mesuré sur ces core skills ajoute une preuve de plus. La méthode complète figure dans notre guide des compétences à mettre sur un CV.
L'écoute, la clarté, l'empathie, le sens du public, la créativité ou encore l'ouverture aux idées des autres. Les bons communicants ont la capacité à établir une relation de confiance, à maintenir l'attention de leurs interlocuteurs et à mettre en valeur les contributions de chacun. Et ce ne sont pas forcément ceux qui parlent le plus ! Ce sont ceux dont nous retenons le message, et qui perçoivent aussi ce qui n'est pas dit : la qualité de leur écoute compte autant que la compréhension de leurs messages.
Les formations à la prise de parole en public ou à la rédaction professionnelle travaillent chacune une forme précise. Pour savoir laquelle choisir, commencez par identifier ce qui vous freine réellement, selon votre niveau de maîtrise : parlez-vous clairement mais écoutez-vous peu, ou l'inverse ? Une mesure objective évite de se former sur ce que l'on sait déjà faire, et aide à travailler en priorité ce qui compte, pour développer plus rapidement le reste.
Elle l'est dès qu'un métier suppose de collaborer avec d'autres professionnels, quel que soit le domaine. Son poids varie selon la fonction : décisive pour un commercial face à ses clients ou pour un manager qui accueille de nouvelles recrues, elle compte aussi pour un expert qui doit rendre des sujets techniques compréhensibles. Nos fiches compétences soulignent par exemple l'importance de l'empathie pour les postes de manager, de commercial ou d'enseignant. La capacité à se faire comprendre pèse sur les performances autant que l'expertise. D'un secteur à l'autre, seule la forme dominante change : orale, écrite ou encore digitale.
Ces clefs de lecture nous le montrent : quels que soient nos objectifs, écouter avant de répondre, adapter son message ou encore choisir le bon canal, cela s'apprend. La communication n'est plus une option, c'est une nécessité ! Ne confondons plus aisance naturelle et compétence : mesurons-la, travaillons-la, et nous progresserons tous !
Envoyez-nous un message 📩 à hello@risinguparis.com et nous organiserons une démonstration de 15 minutes pour vous dans la semaine.
Du recrutement au développement des compétences, Rising Up fournit des données comportementales fiables pour guider vos choix RH et pédagogiques.